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C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le décès de mon papa, Jonathan E. Rojas Alzamora. C’est fou de penser qu’ayant eu des parents jeunes, perdre un parent a toujours été, dans ma tête, une bataille qui appartiendrait à un « plus tard ». Une réalité lointaine, quelque chose auquel je pensais sans jamais vraiment croire que cela pourrait m’arriver si tôt. Pourtant, le destin en a décidé autrement. Le soir du 25 septembre 2026, mon père s’est fait voler à ma vie. Il s’est fait voler à Marguerite, à Paul, à ma mère, à ses parents, mamie et grand-papa, à ses petites sœur, Melissa et Maribel, à ses petits frères, Shawn et Luis(?), à sa grand-mère Nana, à ses oncles, ses tantes, ses cousins et cousines, ainsi qu’à ses collègues et à tous ses amis.
Pour ceux qui connaissaient mon père, ce n’était un secret pour personne qu’il aimait partir à l’aventure sans destination précise, que ce soit accompagné de nous tous ou simplement seul avec son chien, Felco. Mon père appréciait la nature et la liberté qu’elle lui apportait. Il aimait les feux de camp, les matins calmes au cœur de la forêt et les nuits étoilées qui, pendant quelques instants, lui faisaient oublier tous ses soucis. Mais mon père, ce n’était pas seulement un aventurier. C’était aussi celui qui prenait soin des gens autour de lui. Il était colleux, toujours à la recherche de petits câlins et de minous. Il était drôle, organisé, parfois même un peu trop, surtout lorsqu’il était question de son stock de camping. Il trouvait une place pour chaque objet et prenait plaisir à savoir exactement où tout se trouvait. Et maintenant, il faut apprendre à vivre dans un monde où il n’est plus. Mon chagrin est immense. Au lieu de préparer mon texte de secondaire 5, de choisir ma robe de bal et de préparer ma quote(?) de finissants, je me retrouve à écrire un texte pour annoncer le décès de mon père. Au lieu de penser à mon avenir, je dois penser à la tenue que je porterai à ses funérailles. Et surtout, je dois trouver le courage de me lever chaque matin dans une vie où mon père ne sera plus. Je donnerais tout ce que j’ai pour pouvoir être encore une fois prise dans ses bras chauds, sentir sa barbe piquante sur mon front, entendre son rire et lui raconter ma journée. Je donnerais tout pour me retourner pendant mes matchs et le voir semi-endormi dans les estrades. Pour l’entendre ronfler du deuxième étage jusqu’au sous-sol, pouvoir mettre mon nez dans son cou et sentir son odeur. Pour le croiser pendant mes missions « snacks », en train de faire du steak à minuit en cachette. Pour faire encore un dernier tour du pont Jacques-Cartier avec lui. Je donnerais tout pour rentrer à la maison et le voir faire les devoirs de Marguerite. Pour le voir jouer au soccer avec Paul. Pour entendre ses commentaires dans l’auto, ses blagues et ses petites habitudes. Je donnerais tout simplement tout pour le voir vivre. Pour le voir vieillir. Parce que c’est ça qui fait le plus mal, tous les moments qui auraient dû être ordinaires et qui, maintenant, deviennent impossibles. Mon père ne fera plus jamais de camping avec nous. Il ne fera plus de feu en pleine nature. Il ne verra pas les années passer sur les visages de ceux qu’il aimait. Les chocolats resteront dans le fond de nos sacs d’Halloween. Le sapin ne sera plus installé par magie. Il n’y aura plus de longues routes pour trouver la meilleure plante pour maman à la Saint-Valentin. La fée des dents ne se trompera pas entre ses billets de 5 et de 20. Le lapin de Pâques aura maintenant encore plus de misère à trouver de bonnes cachettes. Marguerite ne finira jamais le livre qu’elle lisait avec son père. Paul ne finira pas son jeu vidéo qu’il a commencé avec son père. Les restes de souper resteront toujours exactement là où nous les avons déposés. Il n’y aura plus de pré-soupers en cachette. Le divan et la télévision seront toujours libres. Je ne me ferai plus réveiller à 9h un samedi matin pour aller voir mon grand-père à cause « du bruit bizarre de l’auto ». Et surtout, mon père ne me verra jamais graduer. Il n’assistera pas à ne nos mariages. Il ne rencontrera jamais ses petits-enfants ni l’amour de la vie à Marguerite et Paul. Il ne nous verra jamais, Marguerite, Paul et moi, devenir les adultes qu’il aurait dû avoir la chance de voir devenir. Il ne connaîtra pas toutes les versions de nous qui étaient encore à venir. Et nous ne connaîtrons jamais toutes les versions de lui qui auraient encore pu exister. C’est peut-être ça, le plus difficile à accepter, savoir que tant de souvenirs auraient encore pu être créés. L’univers a décidé de prendre notre Jony loin de sa maison, loin de nous, bien trop tôt.
Alors aujourd’hui, je veux inviter toutes les personnes qui ont croisé son chemin. Vous qui avez mis un sourire sur son visage. Vois qui l’avez fait rire jusqu’à n’avoir plus de souffle. Vous qui l’avez encouragé dans ses plus grands délires. Vous qui avez partagé ses aventures, ses moments de bonheur, mais aussi ceux où il avait besoin de quelqu’un à ses côtés, à venir à la Maison funéraire Rideau (4275, boulevard des Sources, Dollard-des-Ormeaux), le vendredi 9 octobre 2026, de 17 h à 21 h ainsi que le samedi 10 octobre 2026, de 12 h 30 à 21 h afin de commémorer mon père, Jonathan Eduardo Rojas Alzamora à mes côtés avec toute et ceux de ma famille, de raconter vos souvenirs, de rire de ses histoires, de pleurer son absence et surtout de célébrer l’homme qu’il était. Soyez avec nous pour traverser cette vague étouffante qui a bouleversé nos vies, ensemble, main dans la main, comme mon père l’aurait voulu. Venez nous accompagner pendant que nous apprenons à avancer sans lui. Parce que même si mon père n’est plus ici pour continuer son chemin avec nous, nous porterons son amour, ses souvenirs, ses ambitions, ses histoires et toutes les petites choses qui faisaient de lui notre papa, notre Jo, notre Jony. Notre Jonathan. Tu nous manques, papa. Je t’aime. — Léana Rojas, ta
Pour ceux qui connaissaient mon père, ce n’était un secret pour personne qu’il aimait partir à l’aventure sans destination précise, que ce soit accompagné de nous tous ou simplement seul avec son chien, Felco. Mon père appréciait la nature et la liberté qu’elle lui apportait. Il aimait les feux de camp, les matins calmes au cœur de la forêt et les nuits étoilées qui, pendant quelques instants, lui faisaient oublier tous ses soucis. Mais mon père, ce n’était pas seulement un aventurier. C’était aussi celui qui prenait soin des gens autour de lui. Il était colleux, toujours à la recherche de petits câlins et de minous. Il était drôle, organisé, parfois même un peu trop, surtout lorsqu’il était question de son stock de camping. Il trouvait une place pour chaque objet et prenait plaisir à savoir exactement où tout se trouvait. Et maintenant, il faut apprendre à vivre dans un monde où il n’est plus. Mon chagrin est immense. Au lieu de préparer mon texte de secondaire 5, de choisir ma robe de bal et de préparer ma quote(?) de finissants, je me retrouve à écrire un texte pour annoncer le décès de mon père. Au lieu de penser à mon avenir, je dois penser à la tenue que je porterai à ses funérailles. Et surtout, je dois trouver le courage de me lever chaque matin dans une vie où mon père ne sera plus. Je donnerais tout ce que j’ai pour pouvoir être encore une fois prise dans ses bras chauds, sentir sa barbe piquante sur mon front, entendre son rire et lui raconter ma journée. Je donnerais tout pour me retourner pendant mes matchs et le voir semi-endormi dans les estrades. Pour l’entendre ronfler du deuxième étage jusqu’au sous-sol, pouvoir mettre mon nez dans son cou et sentir son odeur. Pour le croiser pendant mes missions « snacks », en train de faire du steak à minuit en cachette. Pour faire encore un dernier tour du pont Jacques-Cartier avec lui. Je donnerais tout pour rentrer à la maison et le voir faire les devoirs de Marguerite. Pour le voir jouer au soccer avec Paul. Pour entendre ses commentaires dans l’auto, ses blagues et ses petites habitudes. Je donnerais tout simplement tout pour le voir vivre. Pour le voir vieillir. Parce que c’est ça qui fait le plus mal, tous les moments qui auraient dû être ordinaires et qui, maintenant, deviennent impossibles. Mon père ne fera plus jamais de camping avec nous. Il ne fera plus de feu en pleine nature. Il ne verra pas les années passer sur les visages de ceux qu’il aimait. Les chocolats resteront dans le fond de nos sacs d’Halloween. Le sapin ne sera plus installé par magie. Il n’y aura plus de longues routes pour trouver la meilleure plante pour maman à la Saint-Valentin. La fée des dents ne se trompera pas entre ses billets de 5 et de 20. Le lapin de Pâques aura maintenant encore plus de misère à trouver de bonnes cachettes. Marguerite ne finira jamais le livre qu’elle lisait avec son père. Paul ne finira pas son jeu vidéo qu’il a commencé avec son père. Les restes de souper resteront toujours exactement là où nous les avons déposés. Il n’y aura plus de pré-soupers en cachette. Le divan et la télévision seront toujours libres. Je ne me ferai plus réveiller à 9h un samedi matin pour aller voir mon grand-père à cause « du bruit bizarre de l’auto ». Et surtout, mon père ne me verra jamais graduer. Il n’assistera pas à ne nos mariages. Il ne rencontrera jamais ses petits-enfants ni l’amour de la vie à Marguerite et Paul. Il ne nous verra jamais, Marguerite, Paul et moi, devenir les adultes qu’il aurait dû avoir la chance de voir devenir. Il ne connaîtra pas toutes les versions de nous qui étaient encore à venir. Et nous ne connaîtrons jamais toutes les versions de lui qui auraient encore pu exister. C’est peut-être ça, le plus difficile à accepter, savoir que tant de souvenirs auraient encore pu être créés. L’univers a décidé de prendre notre Jony loin de sa maison, loin de nous, bien trop tôt.
Alors aujourd’hui, je veux inviter toutes les personnes qui ont croisé son chemin. Vous qui avez mis un sourire sur son visage. Vois qui l’avez fait rire jusqu’à n’avoir plus de souffle. Vous qui l’avez encouragé dans ses plus grands délires. Vous qui avez partagé ses aventures, ses moments de bonheur, mais aussi ceux où il avait besoin de quelqu’un à ses côtés, à venir à la Maison funéraire Rideau (4275, boulevard des Sources, Dollard-des-Ormeaux), le vendredi 9 octobre 2026, de 17 h à 21 h ainsi que le samedi 10 octobre 2026, de 12 h 30 à 21 h afin de commémorer mon père, Jonathan Eduardo Rojas Alzamora à mes côtés avec toute et ceux de ma famille, de raconter vos souvenirs, de rire de ses histoires, de pleurer son absence et surtout de célébrer l’homme qu’il était. Soyez avec nous pour traverser cette vague étouffante qui a bouleversé nos vies, ensemble, main dans la main, comme mon père l’aurait voulu. Venez nous accompagner pendant que nous apprenons à avancer sans lui. Parce que même si mon père n’est plus ici pour continuer son chemin avec nous, nous porterons son amour, ses souvenirs, ses ambitions, ses histoires et toutes les petites choses qui faisaient de lui notre papa, notre Jo, notre Jony. Notre Jonathan. Tu nous manques, papa. Je t’aime. — Léana Rojas, ta